Le port c’est l’organisme d’une ville, ses organes. Là où la cité stocke, digère et transporte la marchandise. Pourtant rien ne bougeait sous la fumée des fourneaux. Je marchais dans un cimetière immense où les caveaux étaient des blocs de béton et de tôle couverts des épitaphes « DHL », « Mondia », « AFS ».
J’ai photographié ce quartier de manière à conserver le désespoir qu’il faisait ressentir. J’ai cadrés les sujets sous un ciel immense et couvert qui les écrases. Pas de retouche des contrastes, juste la grisaille naturelle. Le bâtiment pris pour sujet est toujours isolé du reste du quartier, il occupe quasiment toute la largeur de l’image et ne laisse de chaque côté de lui que deux espaces vides.

Série Les pierres tombales

 


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